Specs bannières IAB
le mémo par régie
pour ne plus être refusé

150 Ko, 15 secondes, clickTag obligatoire : la base IAB est connue de tous. Mais chaque régie publicitaire ajoute ses propres tolérances et restrictions sur le poids, la durée d'animation et le nombre de boucles autorisées. Résultat : une bannière validée chez Google peut être recalée chez Sublime. Voici le tableau récapitulatif que nous utilisons en interne, régie par régie.

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Le socle commun IAB Tech Lab

Avant de détailler les spécificités de chaque régie, il existe un socle de règles communes défini par l'IAB Tech Lab (New Ad Portfolio) et repris, avec des variantes, par la quasi-totalité des acteurs du marché français et international. C'est la base à respecter dans 100% des cas, quelle que soit la destination finale de la bannière.

150Ko
poids initial maximum (initial load), hors polite load
15s
durée max d'une boucle d'animation
3×
nombre de répétitions maximum avant arrêt automatique
0%
de Flash — 100% HTML5/CSS3/JS

Trois notions reviennent systématiquement dans les cahiers des charges des régies et méritent d'être clarifiées : le poids initial (initial load) correspond à tout ce qui est chargé dès l'affichage de la bannière — HTML, CSS, JS, images et polices confondues ; le poids « polite » (polite load) désigne des ressources supplémentaires chargées après ce premier rendu, une fois la page hôte stabilisée, et n'est toléré que par certaines régies ; enfin le clickTag est la variable JavaScript standardisée que la régie injecte pour tracker les clics et rediriger vers l'URL finale — son absence ou sa mauvaise implémentation est la première cause de rejet en contrôle qualité, toutes régies confondues.

À retenir : une bannière conforme au socle IAB n'est pas automatiquement acceptée partout. Chaque régie applique sa propre couche de contrôle qualité, parfois plus stricte, parfois plus permissive sur un point précis. D'où l'intérêt du tableau ci-dessous.

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Tableau récapitulatif des formats standards

Ces six formats couvrent l'essentiel de l'inventaire display disponible sur le marché français. C'est la base minimale à produire pour qu'une campagne ne soit pas privée d'une part significative de ses emplacements.

Formats IAB standards — dimensions, plateforme et poids maximum
Format Dimensions Plateforme Poids max Usage principal
Medium Rectangle 300×250 Desktop & Mobile 150 Ko Format de référence — CTR élevé, polyvalent
Leaderboard 728×90 Desktop 150 Ko Notoriété — haut ou bas de page
Wide Skyscraper 160×600 Desktop 150 Ko Sidebar — forte exposition au scroll
Mobile Banner 320×50 Mobile 150 Ko Standard mobile — campagnes programmatiques
Half Page 300×600 Desktop & Mobile 150 Ko Engagement maximal — meilleur CPM
Billboard 970×250 Desktop 150 Ko Notoriété premium — éditeurs haut de gamme
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Limites de poids par régie

Sur le papier, tout le monde cite les 150 Ko de l'IAB. Dans les faits, chaque régie ajuste cette limite selon sa propre politique de performance de page (Core Web Vitals, LCP) et son inventaire. Voici les tolérances observées sur les principales régies actives en France.

Limites de poids maximum par régie publicitaire
Régie Poids initial Polite load Remarque
Google Display Network / GAM 150 Ko Non toléré Limite stricte, aucune exception hors formats rich media validés
Smart Adserver (Equativ) 200 Ko +50 Ko Marge plus large sur les formats premium (Half Page, Billboard)
Xandr (Microsoft Advertising) 150 Ko +100 Ko Polite load autorisé après le premier rendu visuel
Adform 150 Ko Non toléré Contrôle automatisé strict à l'upload, rejet immédiat si dépassement
Sublime 200 Ko +80 Ko Régie premium (presse) — exige aussi une conformité TCF v2.2 stricte
Teads (outstream vidéo) 2 Mo Selon format vidéo Spécifique vidéo — la bannière companion suit, elle, le standard 150 Ko

Ces valeurs sont indicatives et évoluent régulièrement — chaque régie publie ses propres specs techniques à jour, à vérifier avant chaque livraison.

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Contraintes d'animation par régie

Même logique sur la durée et le comportement des animations : la règle des 15 secondes / 3 boucles fait consensus, mais certaines régies premium tolèrent des durées plus longues à condition d'ajouter des garde-fous (bouton pause, absence de son par défaut).

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Google Display Network — 30s, boucle unique

Durée maximale de 30 secondes, une seule boucle complète autorisée puis arrêt sur l'état final. Aucun son par défaut, activation uniquement au clic ou survol utilisateur.

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Smart Adserver / Equativ — 15s, 3 boucles

Applique la recommandation IAB standard : 15 secondes par boucle, 3 répétitions maximum, puis la bannière se fige sur son visuel statique final.

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Sublime — 20s avec bouton pause obligatoire

Tolère des animations légèrement plus longues sur les formats premium (Half Page, Billboard), à condition qu'un bouton de pause visible soit intégré dans le rich media.

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Adform & Xandr — 15s, arrêt strict

Contrôle automatique de la durée à l'upload : toute animation dépassant 15 secondes ou bouclant indéfiniment est rejetée avant même la mise en ligne.

Bon réflexe : produire l'animation pour la contrainte la plus stricte (15s, 3 boucles, muet) permet de livrer une seule version compatible avec la quasi-totalité des régies, plutôt que de multiplier les variantes.

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Pourquoi les régies sont-elles si strictes ?

Ces contraintes ne sont pas arbitraires. Elles répondent à trois enjeux concrets pour l'éditeur qui héberge la bannière et pour l'utilisateur qui la reçoit. Le premier est la performance de page : une bannière trop lourde ralentit le chargement du site hôte, dégrade son Largest Contentful Paint et peut faire chuter son classement dans les Core Web Vitals de Google — un critère qui pèse directement sur le référencement de l'éditeur. Le second enjeu est l'expérience utilisateur : une animation trop longue ou trop intrusive augmente le taux d'installation d'ad-blockers et nourrit le rejet de la publicité display en général, ce qui menace le modèle économique de tout l'écosystème. Le troisième est la sécurité et le brand safety : du code non standardisé, sans clickTag propre ni conformité au cadre de consentement TCF, expose l'éditeur à des risques de tracking non conforme au RGPD.

C'est pourquoi la quasi-totalité des régies a mis en place des contrôles qualité automatisés à l'upload : vérification du poids, scan du code pour détecter les appels externes non déclarés, contrôle de la présence et du bon format du clickTag, et parfois une revue manuelle pour les formats rich media les plus complexes (expandables, interstitiels). Un fichier qui échoue à l'un de ces contrôles est rejeté immédiatement, sans possibilité de mise en ligne partielle — d'où l'intérêt de connaître les specs exactes de chaque régie avant de lancer la production plutôt que de le découvrir après un refus.

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Checklist avant envoi à la régie

La check-list que nous appliquons systématiquement avant de livrer un lot de bannières à une régie, quelle qu'elle soit :

  • Poids : vérifié contre la limite exacte de la régie cible, initial load et polite load séparés
  • Animation : durée et nombre de boucles conformes à la contrainte la plus stricte du plan média
  • ClickTag : variable implémentée et testée, redirection fonctionnelle en environnement de test
  • Technologie : 100% HTML5/CSS3/JS, aucune dépendance Flash ni appel externe non déclaré
  • Backup : image statique de secours fournie pour les environnements ne supportant pas le rich media
  • Formats : les 6 formats standards minimum produits pour maximiser la couverture d'inventaire
  • Conformité : compatibilité avec le cadre de consentement TCF v2.2 si la régie l'exige

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